Le système de transmission et ses éléments

transmission01L’abrégé, nerf centralisateur de l’instrument est constitué d’une planche de forme trapézoïdale sur laquelle sont rangés des rouleaux pivotant sur des axes. Son utilité est de déplacer latéralement le mouvement que l’organiste opère en enfonçant une touche du clavier. Les sommiers étant beaucoup plus larges que les claviers, il faut donc réduire la dimension à celle des claviers.

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Les vergettes sont de fines tiges en bois partant des touches du clavier pour rejoindre l’abrégé qui conduit le mouvement jusqu’aux sommiers.

Les tirants de registre. Dans l’orgue d’Halluin, c’est par des barres en bois actionnant des axes (pilotes tournants) que l’organiste ouvre et ferme un registre de jeu.

Les pilotes dans l’orgue d’Halluin, la traction des registres se fait par l’intermédiaire de pilotes tournants. Cette mécanique permet le transfert latéral du mouvement entre les registres à la console et le registre coulissant du sommier.

Le sabre est une pièce qui est percée de trous assez larges laissant passer l’équerre de commande qui est insérée à sa base dans la fourche rejoignant le pilote tournant. Chaque tirant de registre est relié par une pièce mobile à son registre coulissant. Cette pièce fait un mouvement de balancier permettant d’ouvrir ou de fermer le registre coulissant.

Les accouplements et les tirasses

accouplements01L’accouplement est une possibilité d’actionner les touches de plusieurs claviers à partir d’un seul clavier. Sur l’orgue d’Halluin nous avons plusieurs possibilités :
– d’accoupler le clavier du Positif sur le clavier du Grand Orgue.
– d’accoupler le clavier du Récit sur le clavier Grand Orgue.
En fait, c’est mettre les jeux initiaux d’un clavier sur un autre clavier.

Les tirasses sont un système identique aux accouplements mais réservées au pédalier. Ce système permet d’accoupler les divers claviers manuels au pédalier. Nous avons trois possibilités qui sont d’amener les jeux du clavier du Grand Orgue sur le pédalier et les jeux du clavier du récit sur le pédalier, les jeux du clavier du positif sur le pédalier.

La machine Barker ou le levier pneumatique

barker01Charles Barker, né à Bath (Angleterre) le 10 octobre 1806, mort à Maidstone le 26 novembre 1879, inventa vers 1832 le mécanisme qui porte son nom et qu’en France on appelle le levier pneumatique. Ne pouvant en faire bénéficier son pays, il l’offrit à Cavaillé-Coll qui construisait, alors, l’orgue de Saint-Denis.

Qu’est-ce que ce levier ?

La résistance que les touches posent aux doigts est d’autant plus forte lorsque les jeux sont plus nombreux; elle naît de la pression de l’air sur les soupapes qui rend quasi injouable les claviers accouplés dans les grands instruments mécaniques.

En fait, le mécanisme Barker consiste dans l’emploi d’un soufflet interposé entre la touche et la soupape, que le doigt de l’organiste posé sur la touche, doit faire mouvoir, afin de faire parler telle ou telle note. Ce soufflet, mis en relation avec la soufflerie par un porte-vent et une autre soupape sur laquelle agit la touche, se gonfle et exerce un effort suffisant pour vaincre la résistance de la soupape placée dans le sommier.
Ce n’est donc pas sur cette soupape à large surface que s’exerce l’effort du doigt de l’organiste mais bien sur la petite soupape alimentaire placée dans le soufflet moteur.
Chaque touche du clavier a ainsi son soufflet moteur. L’ensemble de tous ces petits moteurs distincts, groupés habilement dans un petit espace, constitue cette machine à laquelle, malgré les perfectionnements que A. Cavaillé-Coll y a apportés, a conservé avec raison le nom de machine » Barker » – (Mémoires de Aristide Cavaillé-Coll).

La soufflerie et le système d’acheminement de l’air

soufflerie01 La soufflerie est l’ensemble des matériaux qui aspire l’air et le refoule. Les Grandes Orgues d’Halluin possèdent une soufflerie dite moderne munie d’un ventilateur électrique.

L’ancien schéma pour l’instrument d’Halluin se présentait comme suit: le matériel, la soufflerie électrique, la boîte régulatrice, le soufflet (réservoir d’air) et les porte-vents qui se situaient tout au fond de la tribune juste sous la rosace.

soufflerie02A proximité du ventilateur se trouvait une boîte en bois que l’on appelle » boîte régulatrice « . C’est une boîte rectangulaire qui est traversée par une paroi évidée en plusieurs endroits et sur laquelle repose un rideau qui s’enroule ou se déroule par un système de poulies. L’air traverse cette paroi évidée selon la place laissée par le rideau. Plus l’organiste demande d’air à l’instrument, plus le rideau s’enroule. Ce système permet de réguler le vent de manière constante.

Ensuite l’air est acheminé dans une grande caisse appelée réservoir ou soufflet qui permet de réguler la pression d’air. Sur le haut de ce soufflet nous trouvons une partie plane nommée table. Sur cette table nous y trouvons des poids qui permettent d’assurer une pression constante. Ce soufflet ressemble à un soufflet de forgeron ou à un instrument à plis parallèles.

soufflerie03A l’extrémité du réservoir partent des porte-vents qui distribueront l’air nécessaire aux différents sommiers, pièces maîtresses d’un orgue.  L’orgue d’Halluin en possède quatre: le  Grand-Orgue, le Positif, le Récit et le Pédalier. Le Pédalier peut comporter plusieurs sommiers répartis de chaque côté de l’instrument. A Halluin il se trouve en arrière plan sur la droite au fond de la tribune.soufflerie04